Yan ZORITCHAK

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Sculptures

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Il est aisé d’imaginer le sentiment que l’on peut ressentir en regardant le ciel, la nuit, parsemé d’étoiles. Ces nombreux points plus ou moins lumineux. Certains rassemblés en constellations. D’autres dispersés de manière apparemment chaotique. Entre elles, des intervalles. Mais quelle distance exactement ? Rien qui ne soit de taille humaine.

Le ciel étoilé est pour beaucoup, au départ, un espace de projection de très grande taille. Nous le voyons comme une myriade de sources lumineuses miniatures. En réalité, chacune d’elle est une planète, un astéroïde, un corps céleste suffisamment grand pour potentiellement ressembler à notre Terre. C’est pourquoi l’on pense - espère parfois - qu’au moins l’un d’entre eux abrite une forme de vie proche de la notre.

En son temps, le XVIIème siècle, Blaise Pascal (1623-1662) indiquait “Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie” (Pensées - n°91). Son livre, paru à titre posthume en 1669, se trouve à la jonction entre différentes disciplines telles que la philosophie et les sciences. Cette citation fait état d’une très grande curiosité pour de nouveaux territoires à explorer. De par son questionnement, l’auteur apparait, avec le recul que nous avons, comme précurseur et déclencheur. De quoi exactement ? du désir d’en savoir plus.

A cette époque, le ciel était une surface opaque, dont des bribes étaient perceptibles, compréhensibles. Il se trouve au-dessus de nous. Inquiète la nuit car il devient d’un noir profond, d’un noir sans fond. Même si cette grande quantité de petites lumières brillent, éclairent relativement, le rendent magique. Le ciel est devenu au fil des siècles un territoire comme un autre, lieu de récits, de projets, de fantasmes aussi.

Il effraie beaucoup moins car il devient peu à peu d’une certaine manière à portée de main. Et cela grâce à ces penseurs du passé, à ces aventuriers de l’exploration puis de la conquête spatiale, tels que Blaise Pascal, et bien d’autres.

L’univers nous englobe de par ses proportions. L’humanité ne peut agir contre, et doit composer avec cette démesure. Elle fait ce qu’elle peut. Les “espaces infinis” continuent sans doute d’effrayer, mais ils fascinent tout autant. Ils contribuent à la volonté de partir à l’aventure, de se lancer dans l’inconnu. Ils donnent indirectement du courage et de l’Espoir.

Nous constatons l’énergie que possèdent les comètes, et l’observons lorsqu’elle se propage dans l’espace. En se déplaçant, les corps célestes sèment, arrosent, dispersent leur contenu. Ils nous amènent à regarder, à ressentir, à imaginer et à voir… y compris de nouvelles exoplanètes.

Tout comme les sculptures de Zoritchak. Des volumes en apparence simples, aux formes géométriques futuristes. Objets en réalité complexes dans lesquels nous aimons nous perdre et nous laisser porter sans contrainte, en apesanteur.
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