Après avoir suivi des cours de peinture et de dessin à l’Académie d’art d’Uccle, Hedwige Leroux rencontre en 2008 la sculptrice Luo Li Rong et s’inscrit dans son atelier. Artiste exceptionnelle, celle-ci lui enseigne l’art du modelage de l’argile, l’importance du regard. Hedwige perfectionne sa technique et son travail évolue naturellement vers des œuvres plus personnelles. Son univers créatif. La femme devient le sujet de prédilection de sa sculpture. Des bronzes dont elle suit avec vigilance le processus de transformation à la fonderie, de la terre à la cire, puis au bronze proprement dit avant le ciselage et la patine finale.
Les femmes d’Hedwige Leroux retiennent immédiatement l’attention par leur élégance. Longues et élancées, elles séduisent par leur finesse et leur chevelure élaborée qu’un coup de vent soudain emporte. La femme éternelle, surgie d’un monde onirique et qui impose sa présence délicate.
Toute la sensibilité d’Hedwige se dévoile dans ces modèles d’apparence fragile. Mais les femmes d’Hedwige sont aussi contemporaines, ancrées dans le monde d’aujourd’hui dont elles s’approprient les codes et usages. Le téléphone portable, par exemple, instrument indispensable à la vie professionnelle, aux échanges amoureux, à l’autocélébration.
Libres et indépendantes, les femmes d’Hedwige assument leur mode de vie sans abandonner leur féminité. Dans le secret de son atelier elle n’a de cesse de façonner la matière, la terre, pour recréer ce que son regard a perçu, ce que son esprit a conçu, et
que ses doigts vont réaliser dans son style reconnaissable entre tous, la marque d’une
véritable artiste.